Je n'ai pas fait de sondage parmi mes clients, mais j'imagine que les principales raisons qui les conduisent à acheter PortraiMatic sont le prix des planches de photos dans une cabine et le côté pratique. Pourtant, j'ai créé PortraiMatic avec une autre motivation.
Ma mauvaise expérience des cabines
Lorsque j'ai dû renouveler ma carte d'identité, j'ai fait les photos dans une cabine du prestataire le plus connu en France. Le résultat était tout juste satisfaisant: l'éclairage était bon, mais la résolution de la photo était trop faible: on voit clairement comme des créneaux. Et puis, j'étais pressé et je suis arrivé en marchant très vite. Du coup, mes joues avaient un teint rosâtre.
Toutefois, le plus perturbant fut l'expérience: il faut que le visage rentre dans un gabarit affiché à l'écran. Comme je suis assez grand et que le tabouret était déjà au plus bas, j'ai rentré la tête dans les épaules ou allongé le cou pour cadrer correctement mon visage. Deux fois, la machine m'a dit que la photo était mal cadrée et j'ai dû la reprendre. Si on n'est pas satisfait du résultat, il est possible de reprendre la photo, mais dans la limite de trois essais (parce qu'il y a d'autres clients qui attendent dehors).
Tout ça pour quatre euros la planche de quatre portraits.
Malheureusement, mes photos ne convenaient pas: j'aurais dû retirer mes lunettes dont la monture était trop épaisse. Il fallait refaire les photos, et cette fois-ci dans l'urgence. J'étais dans une galerie commerciale, et il y avait là un labo photo qui disposait de l'équipement nécessaire. Cependant, personne n'était là pour m'accueillir, et la planche coûtait quand même huit euros. Au bout de cinq minutes d'attente, j'ai fini par entrer dans la cabine automatique d'en face.
La machine, d'un prestataire qui m'était inconnu, était d'une génération plus ancienne. Elle était moins pointilleuse sur le cadrage, mais je n'ai eu droit qu'à deux essais. Au final, les portraits étaient moches: la photo était sous-exposée, l'éclairage était verdâtre, et surtout, la photo était prise au grand angle, ce qui grossissait exagérément mon nez et mon front. C'est cette photo qui est sur ma carte d'identité et je suis donc condamné à la voir pendant dix ans.
On n'est jamais mieux servi que par soi-même
À la suite de cette mésaventure, et comme je suis photographe amateur, j'ai demandé à ma compagne de me tirer le portrait. Après deux bonnes heures passés sous Photoshop à essayer de comprendre comment fonctionne ce fichu logiciel et faire de savant calculs de résolution, de dimensions en millimètres et de dimensions en pixels, j'avais enfin une planche de photos. Une fois tirée, je fus content du résultat. (J'allai constater par la suite que mon visage ne correspondait pas au gabarit réglementaire).
PortraiMatic est né de ces mauvais expériences
Ceci nous amène aux deux principes qui on régit la conception de PortraiMatic:
- la qualité des portraits doit être irréprochable. C'est pour cela que PortraiMatic gère les profils colorimétriques pour les fichiers JPEG. C'est pour cela qu'il prévient lorsque la résolution de la photo est insuffisante.
- le logiciel doit être rapide et facile à utiliser. C'est pour cela qu'il sélectionne automatiquement le bon format pour le pays de l'utilisateur, et qu'il ne vous ennuie pas avec des notions étranges de marges ou de position des yeux.
Ces deux principes poussent parfois à faire des choix: Je préfère que PortraiMatic soit trop simple pour plaire à tous les utilisateurs que qu'oublier l'un de ces deux principes.